lundi 23 juin 2014

Faut-il séparer les jumeaux à l'école ?

Grande question qui se pose forcément à un moment à tous les parents de jumeaux.
Nous avons nous même été confronté à ce choix et nous avons décidé de mettre Rose et Églantine ensemble en petite section. Toutefois, il semble après avoir questionné des parents de multiples scolarisé ou même carrément des multiples que le choix de la séparation ou pas est loin d'être évident.

J'ai longtemps voulu faire un article sur le sujet, mais comme je n'ai pas la science infuse et qu'il y a autant de cas différents que de couples de jumeaux, j'ai préféré recueillir des témoignages de parents qui ont déjà fait le choix de les mettre ensemble ou de les séparer. C'est parti !



Ensemble dès le début de la scolarisation.

Les cas de jumeaux ayant été ensemble pendant toute leur scolarité sont rares, pour des raisons évidentes de choix d'orientation ou de redoublements. Voilà toutefois le témoignage de Cat du blog Cat à strophes sur sa scolarisation avec son frère jusqu'au collège :

 

"J'ai 37 ans (pfff) et un frère jumeau du même âge.
Nous avons été dans la même classe jusqu'en 5ème. En primaire nous n'avions pas vraiment le choix puisque l'école de notre secteur n'avait pas de double classe et que niveau organisation pour mes parents c'était compliqué de nous mettre dans 2 écoles différentes sachant que nous avions aussi une sœur ainée qui a fréquenté la même école que nous.
Mon frère jouait avec les garçons et moi avec les filles, peut-être que le fait que l'on soit de sexe différent ai simplifié la tâche, nous ne jouions jamais ensemble, on ne nous comparait pas. J'étais plutôt celle qui prenait le dessus, j'étais plus grande, plus avenante, moins timide et meilleure à l'école.
Au collège mes parents ont choisi de ne pas nous séparer toujours pour des raisons pratiques, on avait ainsi les mêmes horaires et ça leur aurait évité des allers-retours entre l'école et la maison.
Mon frère galérait à l'école et je pense qu'il a trouvé la comparaison difficile, mon père ne comprenait pas comment l'un d'entre nous pouvait obtenir un 5/20 et l'autre un 15/20 alors que nous avions la même éducation, le même temps pour réviser, le même enseignement, les mêmes profs... sans doute aurait il moins comparé si nous avions été dans des classes différentes.
En 5ème mon frère a redoublé et c'est à partir de ce moment qu'il s'est affirmé au niveau caractère, il s'est plus épanoui.
Ensuite nous n'avons pas fréquenté le même lycée, par contre il a souvent été effacé, quand il a eu son BEP j'ai obtenu mon BAC et sa réussite est passée inaperçue, quand il a eu son BAC j'ai obtenu mon diplôme d'état d'assistante sociale...
Aujourd'hui, il est mon opposé : politiquement, physiquement, mentalement, dans l'éducation de nos enfants etc...."


Les jumeaux dizygotes de Venisse Nigra n'ont jamais été séparés, et ils le vivent très bien :


"Nous avons des jumeaux dizygotes (garçon, fille) de bientôt 6 ans. Ils n'ont jamais été séparés à l'école, et ne sont toujours pas demandeurs de séparation. Ils ont chacun leurs copains copines, parfois les mêmes parfois des différents, et cela se passe très bien comme cela. Ils ont également participé à des stages séparés cet été (à leur demande, mon garçon ne voulant pas faire de danse, et ma fille voulant de la danse mais pas de multi-sport). Je pense que c'est un atout d'avoir toujours une figure connue, un point de repère familier, dans les situations de stress (entrée à l'école, changement de niveau scolaire), alors pourquoi les en priver si cela ne pose aucun handicap pour eux? A la fin de l'année passée (troisième maternelle) nous leur avons demandé s'ils souhaitaient toujours rester ensemble ou aller des deux classes différentes dans la même école, et leur choix a été de rester ensemble. Nous nous poserons la question lorsque cela posera un problème visible dans leur scolarité ou qu'ils seront demandeurs d'une séparation."

Sophie, de Jumeaux&co, a elle aussi décidé de laisser ses enfants ensemble à l'école :

""Ca y est mes jumeaux ont pris le chemin de l'école, c'est à la fois avec un pincement au coeur et un grand soulagement que j'ai fermé la porte de leur classe. Mes bébés sont déjà à l'école !! Ces trois premières années sont passées si vite et en même temps elles ont été si intenses. Il est temps pour eux de découvrir d'autres choses et pour moi d'avoir un peu plus de temps pour moi.

Nous habitons un petit village où les enfants de la maternelle et du CP sont réunis dans une classe unique, la question de les séparer ou non ne s'est pas du tout posée. Ils se retrouvent d'ailleurs dans la même classe que leur sœur qui commence à lire !

Ils n'ont jamais été séparés, ils étaient ensemble à la crèche, avec maman, ils partagent leur chambre et pourtant ils sont particulièrement indépendants. Leur maitre m'a d'ailleurs confié que pour trouver le deuxième il cherchait maintenant à l'endroit opposé du premier. Ils aiment savoir où est leur frère mais jouent avec des amis différents, on des caractères différents et évoluent différemment.

Ce matin je suis restée un peu dans la cour de récréation pour les observer, l'un jouait au ballon et l'autre courait avec deux autres petits garçons. L'un des petits garçons à commencer à secouer Baptiste parce qu'il l'avait bousculé, Antoine est arrivé de nulle part, se pointant devant lui, lui faisant de gros yeux, en s’exclamant "touche pas à mon frèreee !". Je crois qu'ils sont rassurés de se savoir à côté l'un de l'autre, ils sont d'ailleurs ravis de ces premiers jours d'école.

Au fur et à mesure je leur demanderai certainement s'ils veulent débuter une activité musicale ou sportive, s'ils n'ont pas les mêmes envies ils choisiront des choses différentes, s'ils veulent tous les deux faire du tennis par exemple je les laisserai faire aussi.

J'ai beaucoup entendu ou lu de professeurs dire qu'il était préférable de séparer les jumeaux à l'école ou des parents qu'ils souhaitaient les laisser dans la même classe.... comme j'essaye de le répéter sur le site www.jumeauxandco.com que j'anime, pas de stress, pas de règle, observez vos enfants et demandez leur leur avis, chaque enfant et différent, chaque situation est particulière, faites vous confiance et si çà roule ne changez rien.""




Séparés dès le début de la scolarisation.

Nous avons ici le témoignage de Anne-Hélène, qui a choisi de séparer ses jumeaux dès la petite section. Et ça se passe plutôt bien : 

 

"Nos jumelles sont entrées l'année dernière en petite section, chacune dans sa classe, pour plusieurs raisons:
Nous pensons que chacune doit vivre l'expérience de l'école seule, comme tous les autres enfants qui n'ont pas de jumeaux, se faire ses propres amis vivre des moments qui ne leur appartiennent qu'à elles et puis pour avoir plein de choses à se raconter le soir.
Ensuite, l'une de nos filles étant un peu moins sociable, nous voulions qu'elle compte un peu moins sur sa sœur.
En les séparant, nous souhaitions aussi éviter les comparaisons venant des adultes, mais aussi de leur part. Ne faisant pas les mêmes choses, il n'y a pas vraiment de comparaison possible.
Et enfin, nous préférions les séparer tout de suite, en leur disant qu'à l'école c'était comme ça, parce que nous avions peur que ce soit plus dur plus tard.
Au final tout s'est très bien passé, notre petite plus renfermée s'est bien ouverte aux autres, et sa sœur s'est fait aussi plein de copines. Elles ont fait une très bonne année et attendent la moyenne section avec impatience!
Enfin, je suis instit en petite section et j'ai eu dans mes classes des jumeaux, qui se révélaient très différents quand leur frère ou sœur était absent. Je me souviens d'un petit garçon que j'ai découvert quand son frère a eu la varicelle. Il a enfin pris la parole. Un jumeau dans la même classe, même s'il est dans un autre groupe, c'est toujours une béquille je pense. Les séparer, c'est leur permettre de se révéler individuellement.
Mais le secret d'une rentrée réussie restera toujours: des parents détendus, confiants et heureux pour leurs enfants."

Autre témoignage celui de Gaëlle, maman de Violette et Sorën, 3 ans et 1/2 : 



"Séparés, ensembles, séparés... La décision fut longue à prendre. Nous y avions longtemps réfléchi avec mon homme. On avait bien écouté les conseils, lus attentivement les articles consacrés puis, on s'était décidé pour les mettre ensemble la 1e année de maternelle. Ils auront bien le temps d'être séparés... C'était sans compter sur les us et coutumes de l'école ! En juin dernier, lors de la réunion d'information, le directeur et les maîtresses nous avaient plutôt incités à les séparer, et comme un autre couple de jumeaux garçon/fille entraient avec eux et que les parents les séparaient, nous avons finalement plié pour la séparation ! Préparés tout l'été, nos minus étaient fin prêts pour la rentrée. 

Ils sont rentrés sans encombre mercredi matin. Pas une larme, un câlin vite expédié, et pas de séparation déchirante... Bref, du bonheur pour le 1e jour. Hier par contre, Sorën était mi-figue mi-raisin et avait du mal à quitter sa soeur, qui elle était pressée de rejoindre sa classe et sa maitresse. Sorën a beaucoup pleuré hier à la sortie à la garderie, car il ne connaissait pas les ATSEM et sa soeur l'a apparemment longuement réconforté... Aujourd'hui, ce fut moins violent, mais ils ont eu besoin de se retrouver. Ils ont mangé ensemble à la cantine, et mamie qui les a récupéré à la garderie ce soir, les a trouvé côte à côte... Le temps fera son affaire sans doute, mais pour l'heure, c'est un peu dur du côté de mon fils. Violette, petit être très indépendant, a l'air de bien s'acclimater mais prend le temps de ménager son frère, alors, depuis mon bureau, je suis plutôt rassurée. "





Ensemble au début de la scolarisation, puis séparés par la suite.

Pour illustrer ce cas, nous allons lire le témoignage de Cécile du blog 8 à la maison dont les jumeaux ne sont pas dans la même classe (CE2 et CM1). Et pourtant personne n'a redoublé !


"Chez moi les jumeaux, c'est pas des jumeaux. Enfin si, ils sont jumeaux mais bon ils sont avant tout un frère et une sœur du même age. Mais comme ils sont arrivés en 5 et 6 c'était cool de les mettre dans la même classe. Même maîtresse, même cahiers, même rituels etc... histoire que j'y voie clair avec les autres enfants qui n'étaient pas grands. Et puis dans la classe, personne ne savait qu'ils étaient jumeaux.>Et puis en grande section, Jo a appris à lire avec son frère plus grand, et à compter aussi. Il a commencé à s'ennuyer en classe. Et quand la maîtresse a proposé qu'il aille en CP en cours d'année, on s'est dit que c'était pas cool qu'il laisse sa sœur en maternelle. Alors la maîtresse s'est occupée de lui pour l'abreuver, et on a décidé qu'ils seraient séparés en CP, histoire qu'ils puissent prendre de la distance. Jonas a fait 3 jours de CP avant de partir en CE1, et Elise a fait un super CP. ça se passe bien comme ça, ils ont chacun leurs potes, et puis ils n'apprennent pas les mêmes choses au même moment, alors chacun peut raconter ses trucs. Là ils rentrent en CE2 et CM1 et c'est rigolo de les voir s'entraider, se raconter, se chuchoter, se retrouver après l'école."


Delphine, Maman de jumeaux Fille/Garçon de 9 ans (Clélie et Thibault qui entrent en CM1) et d'une "petite" (Héloïse en GS) : cette fois ci les jumeaux sont ensemble jusqu'en primaire.

"Les jumeaux n'ont pas connu la crèche, maman en congé parental jusqu'à leurs 15 mois puis chez la nounou et le papa au foyer.
Leur vrai premier contact en collectivité était donc l'école. Lors de mon premier coup de fil, on m'a informée que l'école ne disposait que de 2 classes (à l'époque les enfants étaient regroupés en P/M et M/G), donc mes enfants seraient ensemble. Est ce que cela me posait un vrai pb ? des inquiétudes ? non, je ne crois pas, je voulais juste qu'ils s'ouvrent aux autres et ne se réfugient pas constamment dans les bras l'un de l'autre. Moins d'une semaine a suffit à convaincre la maîtresse qu'il valait mieux les distinguer : Clélie enfilait les chaussons à son frère ! Un à chaque bout de la pièce, dans deux groupes distincts. Finalement au bout des trois ans de maternelle, tout allait très bien ainsi.
Nouvelle aventure et nouvelle décision à prendre pour l'entrée en primaire : sentant notre fille un peu effacée, un peu en retrait, craignant une comparaison perpétuelle entre les enfants de la part des enseignants ou simplement des enfants entre eux, nous avons souhaité qu'ils soient séparés. Clélie en a un peu souffert, elle avait perdu des ami(e)s, des repères, se retrouvait être petite (elle,, qui aime tant materner les autres), Thibault, à l'inverse, n'en a pas été gêné. On m'a demandé en fin de CP ce que nous souhaitions : "tant que le corps enseignant ne me dira pas qu'il est nécessaire qu'ils soient ensemble, alors nous préférons qu'ils restent séparés." C'est tjrs le cas à ce jour et ils vont très bien ! 
Avantages : 
- peu de comparaisons entre eux, je me mords souvent les doigts, parce qu'inconsciemment c'est nous qui comparons. 
- Des amis communs et des amis distincts, y en aurait il autant s'ils étaient ensemble ?
- F/G , serait ce le même témoignage avec FF ou GG ? 
- connaissance de tous les enseignants de l'école ! Utiliser la leçon de l'un pour aider l'autre.
Inconvénients :
- les voyages scolaires, (à ce jour ils sont tjrs partis ensemble, ouf)
- le mauvais prof (oui... "mauvais" c'est exagéré...)
- J'ai souvent l'impression que la répartition dans les classes aurait été différente s'ils n'avaient pas été jumeaux
- les gros devoirs qui ne tombent pas en même temps !

Pour l'avenir, le collège en l'occurence, je ne les forcerai pas à choisir des options différentes. Ils feront comme ils voudront, et s'ils sont ensemble, tant mieux !"

Voilà maintenant le cas de Maëlle et Léane raconté par leur papa Hervé. Ensemble, séparées puis de nouveau réunies, ces deux sœurs là ont vécu une année de grande section un peu difficile.


"Pour nous, enfin, pour moi et ma moitié, parents de Maëlle et Léane, nos jumelles, la questions se pose et se repose telle une redondance cyclique entêtante, et cela depuis les premiers gazouillis joyeux la journée et franchement ch...t la nuit : On les sépare ou pas...?
Bien.
Je dirais que vu qu'elles ont choisi de naître ensemble, cet indice tendrait à nous laisser supposer que... non, il ne faut pas.
En crèche, la question ne s'est pas posée, on a déjà eu de la chance d'avoir DEUX places... alors. 
Toutefois, la question commence à nous titiller les neurones et projette sur nous l'ombre angoissante d'un futur dont notre responsabilité est l'élément moteur. Et là, tout va très vite.
Première année de maternelle.
Encore une fois, le choix ne s'offre pas à nous, mais cette année est une expérience et est riche en enseignements. Je vous épargnerai ici nos déboires et mésaventures pour n'aller qu à l'essentiel. Elles étaient donc ensemble et nous avons donc pu constater que Maëlle prenait le dessus sur sa sœur, et avait tendance à répondre à sa place aux questions posées par le maître.
Chez les moyens, et forts de cette expérience, nous décidons de les laisser ensemble mais dans deux groupes de travail différents. L'année passe sans pépins majeurs.
En grande section, nous franchissons une étape et les mettons dans deux classes distinctes. Maëlle a changé plusieurs fois de maîtresses car la "régulière" attendait un heureux événement. Et Léane s'est retrouvée avec une peau de vache qui n'avait pas choisis le bon métier... Elle aurait du faire instructrice à l'armée. Bref, on s'en est mordu les doigts, de notre décision de les séparer. Léane a eu beaucoup de mal à se remettre de cette année, il en résulte un gros manque de confiance en elle. Elle ne cessait d'être rabaissée par cette ....
CP
On les remets ensemble, à deux, on est plus fort.
L'enseignante était géniale et a contribué, selon moi, à redonner confiance en elle à Léane.  
Rien à dire. J'ai participé un peu aux activités sportives de la classe et ai pu apprécier le coté pratique des devoirs identiques pour les deux filles. Ça, je dirais que c'est un vrai plus. de même pour le coté logistique. Ma femme a des horaires "normales", moi, je suis "posté" et ce n'est pas tous les jours simple.Donc ce qui nous simplifie la vie est le bienvenue.
Cette rentrée, c'est donc le CE1, avec son lot de nouvelles aventures. Elles sont ensemble. On verra bien, je reste zen.
Pour conclure, je dirais que chaque cas est unique... doublement même, car pas mal de facteur sont à prendre en compte. Et le jour de la rentrée, tous les éléments ne sont pas en notre possession. C'est donc une loterie, en gros. Je l'ai vécu comme ça.
On les mets donc à l'école ensemble, et leurs activités extra-scolaires sont séparées. L'une fait de la danse classique, et l'autre du tennis. Ça compense pour leur autonomie."

Prune du blog "Des vertes et des pas mûres" nous fait part de son expérience avec ses jumeaux dizygotes garçon/fille  :


" Sept 2007 : les twins ont 2 ans et demi ! Chouette cette année l’école accueille des Toutes Petites Sections. TwinBoy et TwinGirl seront donc dans la même classe, on ne se pose pas de questions.
Juin 2008 - 11h30 : la directrice me convoque et m’explique qu’ils serait bon que les enfants soient séparés car notre fille prend beaucoup de place etc… Moi j’écoute, j’opine du bonnet, j’ai tendance à faire confiance aux pros qui accompagnent nos enfants.
Même jour Juin 2008 - 16h30 :
la directrice me convoque et m’explique qu’ils ont fait la répartition des classes à midi et que finalement ils ont réfléchi et qu’ils vont laisser les jumeaux ensemble car quand même ils sont encore petits et blablabla… Là je doute quand même un peu du bien fondé de la décision ! Mais comme je ne suis pas casse pieds et que les kids ne sont pas fusionnels et sont faux jumeaux garçons filles, je ne vois pas d’inconvénients à ce qu’ils soient encore dans la même classe en Petite Section… si en plus ça arrange les instits. Bref
Sept 2009 
: rentrée de Moyenne Section. Cette année, les crapouilles seront séparées. La directrice me demande ce que j’en pense. Après deux années passées ensemble, il me semble qu’il est bon que chacun vive sa vie. A cette époque TwinGirl prend beaucoup de place et on ne s’occupe pas de TwinBoy qui ne peut en placer une puisque sa sœur raconte tout avant lui ! C’est donc très bien qu’ils aient chacun leur univers.
Sept 2010 : Grande Section séparés.

Puisque Papa Cube me donne l’opportunité de dire ce que je pense :

 
1- il n’y a pas de lois, de règles même si le corps enseignant prône le plus souvent la séparation des enfants…
2- tout dépend du fonctionnement de la paire et là les parents sont à même de juger à la rentrée de Petite Section.
3- ne pas se laisser si possible trop influencer par les instits qui nous laisse penser qu’elles connaissent à fond la psychologie gémellaire. Essayer d’être un maximum partenaire avec l’école pour bien discuter en ne pas se laisser imposer des choses qu’on ne sent pas… Pas toujours évident quand on est tout jeune parents…
4- se faire confiance à nous parents dans ce choix là et être serein avant le Jour J. Ce ne serait pas malin de communiquer du stress à nos choux.
5- Enfin si tout les choix sont faits avec beaucoup d’amour et bien accompagnés alors tout ira bien… Bonne rentrée ! "

Séparés au début de la scolarisation, puis réunis par la suite.



Voici le cas intéressant de Léonie du blog Les bouquins de Léonie et Auteur du livre "J'attends des jumeaux, Au secours ?" dont les filles ont été séparées dès le début de la scolarisation par choix, puis réunies par contrainte pour être finalement séparées de nouveau après ce test pas très heureux. 

"mes filles ont 7 ans, jumelles monozygotes. Autant dire que les réflexions blessantes, parfois pas très recherchées, elles connaissent.
Nous les avons toujours considérées comme des sœurs, oubliant souvent qu'elles étaient jumelles (je vous rassure, l'entourage vous le rappelle illico presto).
Après avoir passé 6 mois avec maman, 6 mois chez la nounou, puis 2 ans gardées 2 jours par semaine seulement (je suis instit', je bossais à mi-temps, donc deux jours par semaine), nous avons décidé de les séparer en petite section. La séparation s'est bien passé, je pense que c'était clair dans nos têtes : pour nous, elles sont en permanence comparées, auscultées, et les garder ensemble aurait été contre-productif.
Le seul point noir, de taille pour certains, a été la différence d'apprentissage et d'objectifs scolaires, bien différents d'une maîtresse à l'autre. Ceci dit, les filles passaient du temps ensemble en récréation, à la cantine, à la couchette, puis tous les jours après 16h30, tous les mercredis, week-ends et vacances. Bref, je vous laisse compter le nombre d'heures de séparation, et le nombre d'heures restantes pour se taper dessus s'amuser ensemble.

Nous avons eu la preuve que la séparation à l'école était bénéfique pour nos filles l'année suivante, car nous avons changé d'école et les filles étaient obligées d'être en moyenne section ensemble.
Elles ont passé une super année. Elles ont bien rigolé.
Les instits (classe de la directrice avec des jours de décharge et plein de petites stagiaires qui complètent le poste, toutes neuves, toutes fraîches), ont fini l'année chauves, à force de s'arracher les cheveux.
Quant à nous, nous avons vécu l'enfer : elles finissaient les phrases de la sœur (qui détestait ça et hurlait, miam les conversations intéressantes), elles rapportaient ce que l'autre avait dit ou fait en classe, sans parler des jalousies et histoires de filles permanentes.

Alors dès que nous avons pu, nous les avons séparées à nouveau.

Et même si rien n'est parfait, je pense vraiment que laisser des enfants jumeaux ensemble est plus facile pour les parents. Je peux le comprendre, mais je pense qu'à long terme, ce n'est pas bénéfique pour les enfants.
Et ma casquette d'instit confirme, les enfants jumeaux séparés sont souvent plus dégourdis scolairement (et au niveau du langage aussi)."


Et les triplés ?

Pour illustrer le cas des triplés,Emmanuelle nous fait part de son expérience avec ses deux sœurs. 

"Nous, on a été ensemble en 1ère section de maternelle, puis 2 ensemble en 2ème section, puis toutes les 3 ensemble en grande section. Je n'en ai pas de souvenir à part pour la moyenne section où j'étais seule et où j'étais un peu perdue. En primaire, on a été toutes les 3 séparées, et j'étais à nouveau perdue. Mes sœurs se faisaient facilement des copains copines, mais moi, j'étais timide, et j'étais perdue sans elles. Toute notre primaire, on a été séparées, et à nouveau la 2ème partie du CM2, on a changé d'école et je me suis retrouvée seule et mes 2 sœurs ensemble. J'étais encore perdue, mais j'avais réussi à me faire 2 3 copines. En 6ème on a été toutes les 3 ensemble, j'étais beaucoup mieux, mais mes sœurs se plaignaient que je les collais. Elles étaient plus indépendantes que moi, avec un plus fort caractère. J'ai été pot de colle avec mes sœurs tout le collège même si on n'était pas dans la même classe, (à part une année où mes sœurs ont redoublé), et après, on a suivi des chemins différents. (BEP CAP lycée)"

Voilà, je pense que l'on a vu pas mal de cas différents, et même si ça ne vous fera pas faire votre choix j’espère que ça participera tout de même un peu à votre décision ;)
Si vous voulez encore plus de témoignages, la discussion s'est beaucoup poursuivie sur la page Facebook du blog avec l'intervention de nombreux parents de multiples. Ça se passe ICI !

27 commentaires:

  1. Pour mes jumeaux (fille/garçon) nous avons opté pour la séparation. Ensemble depuis leur conception, ensemble à la maison, ensemble toujours inévitablement... nous avons pensé que les séparer le temps de l'école leur permettraient de vivre une vie de frère/soeur et non de jumeaux... La première année fut très difficile pour Rose, qui avait le dessus sur son frère, qui jouait déjà bébé à s'en occuper ou à l'embêter... ne plus l'avoir sous la main l'a perturbée en petite section... Quant à Marius, lui qui subissait un peu le fort caractère de sa soeur, il s'est ouvert et s'est fait un tas de copains... La deuxième année fut un régale pour les deux, Rose s'étant fait des copines, s'est ouverte aux autres, elle reste toutefois la même avec son frère à la maison (toujours à jouer la "grande sœur" avec lui)... Ils sont en grande section, passent au CP en septembre et resteront séparés tant que cela sera possible... Avoir sa propre maîtresse, ses propres copains/copines, ses propres dessins, travaux scolaires, cadeaux de fêtes des mère/père... Savoir se débrouiller sans son jumeau pour mieux s'épanouir, mieux s'ouvrir aux autres... Même si les débuts ont été difficiles, nous pensons avoir fait le bon choix pour nos deux loustiques... :D

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  2. Les filles d'un ami (jumelles monozygotes ) de 13 ans sont séparées depuis la 6ème. Elles sont très heureuses ainsi, elles ont chacune leurs amies, leurs activités extra scolaires, et ont plein de choses à se raconter le soir.
    Je pense qu'au début il est important de les laisser ensemble, mais que si elles en éprouvent le besoin, ou le montrent inconsciemment, il est important de leur offrir des expériences individuelles, pour un meilleur épanouissement.

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  3. Ici nos jumeaux (monozygotes garçons) sont dans la même classe (PS). Et sont devenus de plus en plus inséparables ! J'aurais aimé les séparer l'année prochaine, mais finalement, ça ne pourra pas se faire (ils mettent finalement tous les MS dans la même classe), à moins de les changer d'école...
    Comme ça se passe bien (la maitresse ne rencontre pas de soucis particulier avec eux, sauf qu'ils ont du mal à arrêter de jouer et à venir quand on les appelle... Comme à la maison, quoi !), on continue comme ça (s'il y avait des soucis ou s'il y en a un jour, j'envisagerai de les séparer !)

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  4. C'est intéressant tous ces témoignages car on constate que le fait d'être parent de jumeaux est en soi un statut à part... je m'explique : je suis enseignante et dans les écoles dans lesquelles je travaille (grosses écoles en milieu urbain, donc beaucoup de classes) on ne demande pas aux parents d'élèves dans quelles classes ils désirent voir leur enfant, du coup on ne demande pas non plus aux parents de jumeaux si on doit les séparer ou pas ! en règle générale, les écoles semblent faire le choix de séparer les jumeaux (pour ce que j'observe), sauf bien sûr si les familles s'y opposent, auquel cas la discussion est toujours possible. Mais si l'objectif est d'élever ces enfants comme frère et sœur sans forcément faire de leur géméllité un incontournable, pourquoi en faire un critère d'entrée à l'école ? les enfants qui arrivent en petite section sont tous perdus, pas seulement les jumeaux ; certes ceux ci ont peut être une problématique supplémentaire à gérer mais l'école n'est -elle pas là justement pour commencer à leur montrer qu'ils sont d'abord des individus ?

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    1. maman de jumeaux de 3 ans. vous ne pouvez pas comparer chaque jumeau comme un enfant né d une grossesse unique, meme si la separation et la socialisation sont importants pour leur epanouissement. vous ne pouvez pas balayer en arrivant dans votre classe les 3 ans qu ils ont vecu en etant intiment liés.
      la periode fuionnelle des jumeaux fait partie de l etape de socialisation.
      etre jumeau est un statut a part. ils ont vecu 9 mois collés et cel laisse des traces.
      cordia

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  5. Que de cas différents...! Je ne suis pas jumelles et n'ai pas de jumeaux (ni même triplés ou quadruplés !) mais je suis professeur des écoles depuis 6 ans maintenant et ai été "confrontée" à une sacrée paire de jumelles...complètement mutiques en classe, pipelettes comme quatre dès le seuil de l'école franchi. Que mettre sur le compte de la timidité, d'un éventuel manque de maturité (elles sont en moyenne section de maternelle) ou de leur gémellité ?

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  6. Post très intéressant, merci pour cette compilation de témoignages !! Je suis maman de deux petits gars de 18 mois (jumeaux dizygotes) et la question sera sûrement un dilemme pour la rentrée 2015 (ou du moins ne sera pas une décision facile). Trouver un équilibre entre préserver le lien spécial des multiples et respecter aussi leur individualité, c'est un sujet central pour des parents de multiples, non ?

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  7. Je ne suis pas concernée à titre personnel mais j'aime beaucoup cette synthèse de témoignage, très sympa et intéressant!

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  8. Depuis la petite section nous discutons avec nos jumelles qui choisissent; en bref: PS ensemble, MS ensemble puis séparées au milieu de l'année après demande des filles (et grand soulagement de la maitresse qui les confondait tout le temps), GS séparées et CP demande générale elles veulent être ensemble. Nous sommes à la fin de l'année et après convocation chez la directrice les filles préfèrent être à nouveau séparées pour le CE1.

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  9. Merci pour tous ces avis. Je suis maman de 2 garçons monozygotes de 2 ans pas encore scolarisés et je me pose également la question. Mais je me dis que la maternelle est un bon moyen de choisir pour la suite si on le peux. pour démarrer à l'école, avoir d'emblé un copain c'est sympa aussi!

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  10. Je suis pour l'instant en train de me battre pour séparer mes filles.
    A la maternelle elles étaient ensemble sans aucun soucis puis elles ont demandé la séparation au CP, chose qui a pu être faite et aucun soucis aussi :-)
    Puis nous avons déménagé et changé donc d'école. Elles ont fait le CE2 séparées puisque cela était aussi possible. L'année dernière, les voilà ensemble en CM1... ??? Pourtant il y avait 2 classes de CM1. Soit disant la directrice voulait me soulager pour les devoirs et les réunions... et bien c'était une erreur madame! C'est la pire année scolaire que j'ai faite jusqu'à présent! Elles ont été en conflit permanent pour les devoirs, les leçons, les sorties scolaires, les copains/copines. Je n'arrivais jamais à avoir la bonne version donc il fallait que je demande aux autres parents ou au maître. Nous avons donc dit avec le papa que nous voulions la séparation en CM2.
    L'année se finissant j'ai fait une petite piqûre de rappel au maître mais il m'a répondu que ce n'était pas possible (alors qu'il y aura 2 classes de CM2...). J'ai donc fait un courrier à la directrice. On verra bien mais je ne comprend pas pourquoi notre demande (qui est aussi celle de mes filles!!!!) n'est pas accepté. Leur relation et leur comportement scolaire (elles comptent l'une sur l'autre pour noter les devoirs, apprendre les leçons, faire les exercices, ce n'est pas bon du tout d'après moi pour la suite de leur scolarité) sont en train de partir de la situation.
    Bref... à suivre...

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    1. Bonjour, comment cela s'est il passé finalement ?

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    2. Bonjour, comment cela s'est il passé finalement ?

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  11. Bonjour
    Je suis maman de faux jumeaux garcon les deux, j ai fait leur entree en maternelle MS cette annee et j ai demande a ce qu il ne soit pas separes car ils sont bien differents de caractere tout les deux en plus il ne se ressemble pas, mais ils ont besoin d etre ensemble, ils ne sont pas dans le meme groupe et tout se passe bien.
    J ai privilieger leur bien etre avant tout ils ont besoin d etre ensemble alors je les laisse ensemble. Je pense que ce n est pas a l ecole de decider mais bien aux parents. Si par la suite ils veulent etre separes je le demanderai, mais je trouve scandaleux que certaines ecole oblige presque les parents a separes leurs jumeaux sans prendre en compte le bien etre des enfants.
    Il faut se faire confiance nous connaissons nos enfants .

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  12. Bonjour, je suis maman de faux juleaux garcons de 4ans 1/2 qui rentre en MS. l annee derniere ns les avions separes pr leur premiere annee d ecole car ils passes leur tps a se chamailler. Ca c plutot bien passe jusqu a ce que un des 2 fasse plus de sorties que l autre ce qui a cause enormement de tristesse a ce dernier. Du coup ns avons pris la decision de les mettre ensemble (ns leur avons pose la question et ils etaient d accord tt les 2) et ns n avions pas trop le choix non plus car la nouvelle ecole n a qu une classe par niveau. Ca ns permettre de comparer et de voir ce qui est le mieux pr eux pr l entree en CP ensemble ou separe.

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  13. Jumelles monozygotes, me soeur et moi avons été dans le même classe toute la primaire. On aurait pu être dans des écoles différentes mais les parents ne de sont pad posés la question de nous séparer. Notre école de village comprenait une classe par section donc toutes les deux dans la même.
    Nous n'étions pas toujours ensemble en classe mais toujours ensemble à la récré. Les premiers années se sont bien passées les copains nous connaissaient par cœur et on était un peu comme une grande famille.
    Au collège on n'était pas dans la même classe et les choses se sont compliquées. Toujours ensemble à la récré nous étions insouciantes et les grands nous faisaient des misères. En classe je vivais très bien la séparation et j'avais de bons résultats comme a l'école. Seulement ma soeur était tête en l'air et ça ne le pas aidée au début. Déjà en primaire jr ne la laisses pas évoluer a son rythme trop occupée à faire la course avec les copains pour être la première à répondre. Elle était loin derrière et rêvassait pendant que je m'égosillais. Du coup en 6e 5e elle était à la traîne. Heureusement en 4e les grands c'était nous et on pouvait réviser tranquille à la récré. On a eu le brevet en même temps. Mais très peu d'amis, toujours naïves on ne comprenait pas que les autres préféraient une par rapport à l'autre on voulait tout partager même les copains.
    Ma soeur a redoublé sa seconde et les études n'étaient vraiment pas son fort. Elle a eu beaucoup de mal à se trouver et à 32 ans cherche encore. Moi aussi vu que je suis tombée amoureuse d'un campagnard et qu'il n'y a pas de cnrs dans les vignes.
    Résultat on a quand même des amis distincts mais très peu, ma soeur est toujours jalouse de mon indépendance. Je me fais des alors en 6 mois quand je change de boulot. Je ne cherche pas vraiment a m'en faire vu que je me satisfais de ce que j'ai.
    On a des idées différentes sur l'éducation de nos enfants uniques respectifs. Je privilégie l'autonomie et elle colle son fils faute de soeur.
    Je pense après coup qu'on aurait du être séparées d'école des le cp car ma soeur ne suivait pad en classe à cause de moi et elle ne pouvait pas se passer de moi. Plus indépendante j'aurais pu changer d'école et m'adapter pendant qu'elle restait avec les mêmes copains et aurait mieux écouté. Faut dire aussi qu'on a eu des peaux de vaches en ce1 et cm1 (des profs de l'armée) qui détestaient notre statut de jumelles

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  14. Ma compagne et moi sommes mamans de jumeaux de 8 ans, deux garçons, hétérozygotes, très très différents, tant physiquement que de caractère, au point qu'il est impossible de deviner qu'ils sont frères ;) Nous avons choisi, dès leur rentrée en maternelle, de les séparer et nous n'avons jamais regretté ce choix. Chacun vit sa vie, se fait ses copains (ou pas), chacun fait ses expérimentations, avec des enseignants différents, parfois ça colle, parfois non, comme pour tout enfant singulier ! :). Je crois que si les enfants ne sont pas trop fusionnels, c'est bien de les séparer afin que chacun se forge son propre cadre, sa propre personnalité, sans compter continuellement sur la présence de l'autre. Ce sont des jumeaux mais aussi et surtout des individus ;)

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  16. Bonjour,

    J'ai des triplés, 3 filles qui ont 10 ans. Elles ont toujours été ensemble à l'école et ne veulent pas être séparées. Elles s'entendent très bien et sont épanouis. Alors pourquoi les séparer si c'est leur choix et qu'elles sont heureuses. Chacun fait selon ses envies du moment que les enfants sont heureux comme ça. Il n'y a pas de règles.

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  17. Maman de jumeaux hétérozygotes. J'ai pris le choix de les mettre dans la même classe pour leur 1ère année de scolarité.
    Au bout de 4 mois, on a demandé à ce que notre fille passe en classe supérieure (ms) et que notre fils continue sa petite section. On ne m'a pas écouté et cela se traduit par un retard d'un an pour Ouistiti car trop souvent comparé à sa sœur Crevette qui a des facilités à apprendre.
    Il s'est senti rabaissé et même catalogué comme enfant à problème (autiste,....) alors que non (examens surerflu faits).
    Depuis que notre entourage considère Ouistiti et Crevette comme des enfants à part cela va nettement mieux. Cela n'empêche pas qu'à la maison ils sont toujours nos grands jumeaux adorés de 3 ans 1/2.
    A chacun de voir comment ses jumeaux vivent au quotidien pour mieux leur faire vivre cette expérience scolaire.
    Puis avec la petite dernière (Pandazilla), on aura un enfant dans chaque classe en maternelle.

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  18. Je suis instit et jumelle. Mon frère et moi avons été scolarisé dans la même classe de la maternelle à la 3eme. Puis nous nous sommes retrouvés sur les bancs de l'amphi à la fac. ( fac d'histoire mais spécialités différentes en licence. Aujourd'hui il est prof d'histoire.

    Quasiment le même parcours, nous étions en concurence ( assez saine et motivante) et bons élèves. Nos parents n'ont jamais vraiment comparé, et nous avons une bande d'amis communs garçons et filles.

    Séparer ou pas des jumeaux doit se faire au cas par cas, en fonction du caractère de chacun, timide, affirmé, besoin d'autonomie ou pas...il n'y a pas de règles.

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  19. Maël et Emma

    Je me suis arrêté pour eux à leur naissance. Mais pour les sociabilisés un peu, nous avions décidé de les mettre en crèche un jour par semaine. Nous avons appris qu'ils jouaient chacun avec leurs copains mais que régulièrement ils se cherchaient des yeux.

    Petite école oblige, ils ont été ensemble les 3 années de maternelle. Régulièrement nous demandions comment cela se passait, et jusqu'en grande section, d'après les institutrices, tout allait bien, comme en crèche. Nous en avions la confirmation à la maison, par leurs dire et leurs comportements.

    En grande section, toujours d'après l'institutrice, Maël aurait une tendance à vampiriser sa soeur.

    Pour les protéger mentalement, nous avions donc fait le choix de les séparer puisqu'il y a deux demies CP.
    Et là, il y a différents regards, points de vu.
    Maël (avec une nouvelle maîtresse) est travailleur mais très colérique, n'a aucune patience.
    Emma (avec la même maîtresse depuis trois ans, celle qui nous a conseillée de les séparer) est très sérieuse, studieuse et travailleuse, une perle.
    Ce que nous voyons à la maison :
    Maël n'a plus aucune patience et s'offre des colères monumentales mais est très bon à l'école. Il lit facilement, se débrouille très bien en math et à une écriture de cochon.
    Emma n'a plus du tout confiance en elle, devient méchante et à une grosse tendance à taper. Elle lit très mal, laborieuse en math mais a une superbe écriture.

    Je trouve que les séparer, sur le conseil de l'instit' (j'insiste), a été une grosse erreur. Ils ont trop perdu.
    Nous avons essayé de les réunir pour les CE1 mais rien y fait.

    Mais de toute façon, ils auraient fini par l'être, la politique de l'école est de séparée les fratries.
    Ils seront réunis en CE2 puisqu'il n'y a qu'une seule classe.

    Merci de m'avoir lu
    Yannick

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  20. Chouette parti pris que d'avoir recueilli tous ces témoignages.
    Pour ma part, être dans la même classe que mon frère jumeau jusqu'en 3ème, n'a pas forcément été une partie de plaisir.
    Il ne s'agissait pas d'une demande de mes parents mais plutôt d'un choix du corps enseignant et aussi de la taille dès établissement qui ne le permettaient pas forcément. Mais nous aurions pu être séparés à l'entrée au collège, ce qui n'a pas été fait et je dois dire que c'est la période qui a sûrement été la plus difficile. Pas facile de se faire une place quand tout le monde (y compris les enseignants) font souvent le parallèle avec votre frère/sœur, d'autant plus que c'est une période où l'importance de s'affirmer et de se construire individuellement compte beaucoup. Je ne sais pas si cette période a été vécue de la même manière par mon frère, qui se reposait aussi beaucoup sur moi, et avait du mal à se construire un cercle d'ami mais ce fut le cas pour moi. La séparation fut d'autant plus importante par la suite qu'il est parti en lycée professionnel en internat et moi en lycée général. Mais cette coupure nous a fait beaucoup de bien pour la suite et à 30 ans aujourd'hui nous avons toujours une forme de complicité.
    Je pense en effet qu'il n'y a pas de règle pour les enfants ou pour les parents, chacun est different mais il ne faut pas hésiter à demander quel besoin ressentent les enfants quand ils sont en âge de le faire, c'est finalement eux qui seront les premiers concernés par une décision à laquelle ils n'ont pas pu prendre par (qu'elle vienne des parents ou du corps enseignant.)

    Merci à tous, Marie

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  21. Chouette parti pris que d'avoir recueilli tous ces témoignages.
    Pour ma part, être dans la même classe que mon frère jumeau jusqu'en 3ème, n'a pas forcément été une partie de plaisir.
    Il ne s'agissait pas d'une demande de mes parents mais plutôt d'un choix du corps enseignant et aussi de la taille dès établissement qui ne le permettaient pas forcément. Mais nous aurions pu être séparés à l'entrée au collège, ce qui n'a pas été fait et je dois dire que c'est la période qui a sûrement été la plus difficile. Pas facile de se faire une place quand tout le monde (y compris les enseignants) font souvent le parallèle avec votre frère/sœur, d'autant plus que c'est une période où l'importance de s'affirmer et de se construire individuellement compte beaucoup. Je ne sais pas si cette période a été vécue de la même manière par mon frère, qui se reposait aussi beaucoup sur moi, et avait du mal à se construire un cercle d'ami mais ce fut le cas pour moi. La séparation fut d'autant plus importante par la suite qu'il est parti en lycée professionnel en internat et moi en lycée général. Mais cette coupure nous a fait beaucoup de bien pour la suite et à 30 ans aujourd'hui nous avons toujours une forme de complicité.
    Je pense en effet qu'il n'y a pas de règle pour les enfants ou pour les parents, chacun est different mais il ne faut pas hésiter à demander quel besoin ressentent les enfants quand ils sont en âge de le faire, c'est finalement eux qui seront les premiers concernés par une décision à laquelle ils n'ont pas pu prendre par (qu'elle vienne des parents ou du corps enseignant.)

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  22. Pas de règles générales....sauf "au cas par cas".

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  23. Bonjour à tous !

    Je pense que c'est une des questions qui taraudent TOUS les parents de naissances multiples... Pour ma part, j'ai eu des triplés (Amber, Emily et Jack - 12 ans le 1er janvier 2017) et des jumeaux (Ryan et Noah - 7 ans le 1er juillet 2017). Amber et Emily ainsi que Ryan et Noah sont jumeaux et jumelles monozygotes.
    Habitant un village avec une seule école, on a eu le choix sans l'avoir... (On habite en Suisse donc les enfants rentrent à l'école à 4 ans en moyenne section). Le directeur nous a tout de suite posé la question de notre préférence dans le cas où deux classes seraient crées (encore aucune certitude à ce sujet). Ça faisait 4 ans qu'ils étaient à la maison, ensembles et avec papa ou maman ou mamie (ils ont été à la crèche uniquement la première année, chacun à leur tour ou par deux, pour souffler et pour profiter de chaque enfant seul. On a donc tout de suite accordé de l'importance à les "séparer".) Et pourtant, on a demandé à ce qu'ils soient les trois ensembles à l'école. À la maison, ils étaient tout le temps proches (dans la même pièce) mais chacun avait ses occupations donc la moitié du temps, ils étaient à deux, plus rarement à trois et assez souvent chacun de leur côté.
    Finalement, ils n'ont fait qu'une seule classe. Problème à la rentrée : la maîtresse les appelle "les triplés", elle ne les différencie pas (même Jack blond aux yeux bleus et les filles brunes aux yeux marrons !) et à beaucoup tendance à les laisser de côté "ils sont déjà un groupe de trois, inutile de les faire travailler en groupe !" Gros coup de gueule de notre part, on réfléchit à les changer d'école, on discute avec eux... Aucun moyen, ils ont leurs copains (chacun les siens), leurs repères. Ils ne veulent pas en changer (ce que l'on comprend). Le directeur nous propose de créer deux classes de MS et de mélanger MS/GS. On a refusé... Pour quel résultat ? Faire 2 et 1 ? Ce serait injuste. Deuxième solution : changer de maîtresse qui part justement dans une autre école ! Et là, c'est la libération ! Les enfants sont à l'aise, pris en compte, tantôt séparés lors des activités en groupe, tantôt ensembles. La nouvelle maîtresse est géniale !
    Ils sont maintenant en dernière primaire (6ème française, mais encore en primaire en Suisse). Ils ont tout le temps été ensemble, même quand il y a eu plusieurs classes de même niveau. L'énorme point positif c'est l'autonomie et l'entraide : en cas de pépin (un autre élève qui embête un triplé), pour les devoirs (on supervise mais ils se débrouillent depuis leur entrée en CE2), ce sont de supers exemples pour leurs petits frères. Je ne trouve même pas de point négatif vu qu’ils arrivent à gérer pour ne pas être dans leur bulle de trois mais avec les autres. L’an prochain au collège, ils aimeraient continuer à être ensemble pour se serrer les coudes sans rester tout le temps ensemble. On verra si c’est possible…
    Tout au long de leur scolarité (et même l'année précédant), ils ont fait des activités extrascolaires selon leurs propres choix et envies donc rarement ensembles (jamais depuis 3 ans).

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  24. Pour Ryan et Noah, ils étaient beaucoup plus fusionnels. Très jaloux, toujours à se comparer entre eux, on a pensé que c'était mieux de les séparer dès leur entrée à l'école (pas de crèche pour eux, de nouveau papa, maman et les 4 grands-parents). On leur a expliqué que c'était notre demande, pour qu'ils puissent s'épanouir à leurs rythmes et se différencier sans se comparer. Ça a été révolutionnaire : beaucoup moins de crises, de jalousies, de disputes et de bagarres. Ils ont retrouvé de la sérénité et le plaisir d'être ensemble le soir. Aux récréations, c'était chacun avec ses copains.

    En GS, on pensait continuer sur cette lancée mais, pour des raisons d'effectif, l'école a réuni les deux classes. On a été clairs sur ce que l'on attendait d'eux (une continuité des progrès et non un retour en arrière) et malgré quelques problèmes au début, ils ont même réussi à créer une complicité à l'école ensemble et séparément, ils ont toujours plein de choses à se raconter et à raconter à leurs frère et soeurs le soir. Pour les activités, ils ont commencé ensemble en MS puis leur groupe d'art martial s'est divisé selon les préférences des enfants et ils se sont séparés d'eux-mêmes. Cette année chaque groupe s'est spécialisé mais ils font encore des activités ensemble.


    Conclusion : ça dépend de chaque enfant (au singulier !!!), de chaque caractère, de chaque relation, de chaque situation. Pour nous, il était impensable de faire 2-1 pour les grands mais ils le font parfois d'eux-mêmes aujourd'hui. Autre précision, les grands sont surdoués, on n’a jamais fait le test avec les petits mais c’est très probable qu’ils le soient aussi. Je ne pense pas que ça ait changé quoi que ce soit dans leur scolarité à l’école et ils ont toujours été dans une école « normale ».


    Petit plus de l'autre point de vue : Je suis l'institutrice des grands depuis leur entrée en CP et papa a commencé à enseigner à Ryan et Noah depuis septembre (entrée au CP) et contrairement à ce que l'on pourrait penser, tout se passe très bien. En plus, de Jack, Emily et Amber, j'ai deux frères (un en CM2 et l'autre en 6ème), et deux paires de jumeaux en CM2. Les parents voulaient les séparer mais en les connaissant, j'ai pu leur présenter ma vision et ils ont changé d'avis. Même de l'autre côté, on a des doutes, des questions des parents auxquelles on ne peut pas répondre et des remises en question... Rien n'est aisé !

    Désolée de l'énooooooorme roman... Chaque cas est très intéressant mais avec deux naissances multiples, ça fait deux expériences à partager… Bonne journée ! :)

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