Le Paris Rollers Marathon 2019




Et oui, cette année j'ai réussi à motiver MamanCube à participer avec moi à un gros événement "sportif" Parisien, elle qui déteste ce genre de trucs avec toute la foule présente. Vous l'aurez bien compris en lisant le titre il s'agit du "MACIF PARIS ROLLERS MARATHON & SEMI-MARATHON". Ne sachant pas à quoi nous attendre, nous avons opté pour commencer par le semi-marathon. Yeah !


Le matos

Je me suis bien pris la tronche pour le matos : vous le savez, j'ai l'habitude de skater des quads et je ne suis pas fan de tout ce qui est inline. Seulement voilà, en ce moment les trucs à la mode ce sont les triskates, vous savez ces espèces de rollers en lignes très moches avec 3 grosses roues de 10cm. Evidemment, il est hors de question que je me balade avec ces trucs aux pieds et j'ai donc assez vite décidé de rester sur mes quads pour ce semi-marathon. Au niveau des roulements, j'ai des Bones de chez Powell  Peralta qui font très bien l'affaire puisque ce sont les meilleurs roulements disponibles sur le marché : les gens font souvent une fixation sur les normes ABEC mais il faut savoir que c'est du vent. Les meilleures marques de roulements ne l'utilisent d'ailleurs pas. Mon problème était donc celui des roues. J'ai d'excellentes roues Kryptos CR59 sur mes rollers mais je me suis fixé comme objectif d'avoir des roues avec un plus gros diamètre. J'ai donc bien galéré à trouver des Kryptos CR62 d'époque neuves...pour finalement ne pas les utiliser. J'ai gardé mes CR59, et ça c'est très bien passé, parce que finalement, un semi-marathon à roller quand on le fait à un rythme tranquille, c'est de la rigolade. Pas besoin d'avoir du matos de ouf.




Pour MamanCube par contre, ce fut une autre paire de manches puisqu'elle n'avait tout simplement pas de rollers. Elle aime les inlines, je ne sais pas pourquoi elle fait un blocage sur les quads. Pour l'équiper  j'ai dans un premier temps essayé d'influencer quelques marques pour qu'elles me filent des rollers mais aucune d'entre elles n'a répondu à l'appel. Il va falloir que je m’entraîne un peu plus à la pratique de l'influence. Nous avons donc finalement opté par une paire de Roces achetée sur le bon coin pour la modique somme de 40€, mais finalement elle n'en est pas très contente : elle est super relou pour les rollers.




Le jour J : la population



Arrive enfin le jour du marathon : le village où nous sommes accueillis propose plusieurs stands de différentes marques (rollerblade, SEBA...) mais que du inline. Pas de quads, pas de Derby. Où sont Rio,  Flaneurz...?  Bref, on s'en fout, on était pas venus pour faire du shopping. Au niveau de la population, on croise surtout des mecs en tenues moulantes fluos équipés de triskates qui patinent comme des robots.



On est vraiment très loin de l'ambiance des années 90 au Trocadéro, quand les passionnés de Rollers et de Skateboard partageaient la même culture. Heureusement, il y a quelques équipes de Roller Derby qui ont fait le déplacement et qui sauvent le mood en venant apporter une touche de vraie passion à tout ce bazar qui semble au premier abord un peu austère à cause de la présence presque exclusive de "sportifs".






Le jour J : la course





Quelques minutes après le départ, la pluie se met à tomber. Sur le sol gras de Paris, c'est fatal, surtout avec des quads. Une vraie patinoire. Je pense déjà à la séance de nettoyage de roulements que je vais devoir me cogner en rentrant à la maison.



 Mamancube a du mal avec le sol mouillé, mais elle s'accroche car elle veut finir le semi. Clairement avec l'eau, il faut faire gaffe : nous ralentissons notre allure histoire de ne pas se casser la gueule sur le bitume. On avance, tranquilles, avec un rythme tout à fait honnête mais sans bomber comme des malades. Arrivés au bois de Boulogne, nous assistons à une hécatombe de mecs fluos/triskates : pour faire leur temps, ils patinaient tous comme des dingues dans une descente au bout de laquelle il y a un virage... Sous la pluie. Résultat : il se vautraient tous plutôt violemment à l'arrivée. Ok, on va penser à bien ralentir dans cette descente. Et puis au bout d'un moment, c'est l'arrivée. On arrive trempés, sans avoir chuté (avec ce sol glissant c'est presque un miracle) et plutôt contents d'avoir participé à notre premier semi à roller. C'est certain, l'année prochaine on recommence ! Je songe du coup à investir dans un jeu de SharkWheels histoire de prévoir un peu mieux les épisodes pluvieux.

Le jour J : pratique

J'avais réservé des sacs pour la consigne mais nous ne les avons pas utilisés. Les sacs à dos étaient autorisés et j'ai préféré tout garder sur moi plutôt que de me taper des heures d'attentes à l'aller et au retour pour mettre mes affaires de côté. Pour récupérer sa médaille, il faut retourner au village qui est loin de la ligne de départ et d'arrivée : c'est rudement mal foutu mais on y est obligé puisqu'il faut rendre le bracelet traqueur fourni au départ. La médaille est archi nase, en bois, c'est la plus moche que j'ai eue lors d'un événement sportif (mais bon pas grave) (mais j'aurais préféré un truc en métal).



Enfin pour finir, quelque dédicaces aux personnes croisées sur place (ou même pas croisées d'ailleurs) : l'équipe de roller Derby de Clermont Ferrant, la très sympathique Maman Patine et aussi ce monsieur de 75 ans passionné de rollers qui a fait tout le semi sous la surveillance bienveillante de son grand frère (!) qui le suivait à vélo.







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