dimanche 24 juillet 2016

Stranger Things




Avant toute chose, sachez que je vais parle ici de la série Stranger Things. Si vous ne l'avez pas vue et que vous souhaitez vous réserver la surprise de la découverte lors de votre premier visionnage, veuillez bien entendu cesser de lire cet article dès maintenant. Si vous l'avez déjà vue et que vous vous en fichez, c'est bon, vous pouvez y aller.


Il y aura donc des Spoilers, vous voilà prévenus.




Stranger Things, pour ceux ou celles qui ne suivent pas, est l'une des toutes nouvelles séries proposées et produites par Netflix. Pour l'instant il n'existe qu'une saison de 8 épisodes (à mon sens le meilleur format qui existe) et en ce moment tout le monde en parle. Les critiques sont unanimes sur la qualité de cette série. Après avoir regardé la bande annonce qui a éveillé en moi des sentiments de nostalgie qui dataient de l'époque à laquelle l'histoire se situe (1983 il me semble), j'ai décidé de la regarder en une journée, comme un très long film.

Une des raisons pour lesquels c'est une série cool (image tirée de la série)


Première constatation : la promesse de retrouver l"ambiance des titres qui nous ont fait tripper étant gamins est tenue.  On retrouve de fort belle manière l'ambiance si chère à notre enfance, celle de Stand By me, les Goonies, Lost boys, E.T... Un groupe d'enfants Américains qui part à l'aventure et qui vit une incroyable aventure, le tout dans un background "années 80" du plus bel effet : on a du mal à résister. C'est bien simple, l'effet madeleine de Proust est tellement puissant que j'avais l'impression, lors du visionnage, d' avoir 12 ans et d'être en train de regarder un film loué avec mes amis du quartier au vidéoclub du coin. C'est pour moi le vrai gros point fort de la série qui est à mon sens incroyablement performante sur ce point là. Effet nostalgie très réussi : les leçons tirées de Spielberg et de Stephen King sont de la partie.

Même l'affiche officielle a été faite dans un style "Drew Struzan".


Deuxième constatation : La série est TRÈS inspirée. On pourra donc au choix être émerveillé, amusé ou même carrément consterné de voir tellement d'éléments repris (ou pillés, là encore au choix suivant le point de vue) dans un nombre incroyable d’œuvres de pop culture de référence.

Les références, inspirations ou autres emprunts (appelez ça comme vous voulez) sont multiples.

- Evidemment, la première qui vient à l'esprit, c'est Akira. Une histoire de scientifiques qui font des expériences sur des enfants enfermés dans leur complexe top secret pour leur faire développer des pouvoirs psychiques, ça ne peut QUE faire penser à Akira.  Ainsi, cette scène ou 011 s'échappe du centre  :


Est identique à celle ci où Testuo s'échappe du centre :


Et notez bien que ça n'est qu'une ressemblance parmi des dizaines et des dizaines.

- Si Stranger Things reprend le très classique thème "monde réel / Monde de l'ombre" commun à de très nombreuses œuvres fantastiques (Zelda a link to the past et Soul reaver, par exemple) c'est bel et bien à Silent Hill que l'on pense immédiatement. Non seulement l'histoire principale est totalement identique, mais les auteurs de Stranger things ont même poussé le vice jusqu'à intégrer la constante pluie de cendres de Silent Hill dans le monde de l'ombre de leur série TV. Cet élément étant clairement une marque de fabrique de Silent Hill, difficile de ne pas y voir un aveux de la part des auteurs : Stranger Things clame lui même être un fils de Silent Hill.


Sérieux, on se croirait dans Silent Hill


- La série est aussi influencée dans une moindre mesure par l'oeuvre de David Lynch et particulièrement Twin Peaks. En effet les deux séries narrent l’enquête d'un policier dans une petite ville des états unis, et les deux faits visiblement quelconques au début de l'histoire s’avéreront avoir une cause surnaturelle extrêmement complexe. L'ambiance de fond est légèrement dans le même esprit.

- Enfin, pour la dernière référence que je citerais, nous allons évoquer Poltergeist puisque l'histoire principale est pratiquement la même. Un groupe de personnages du monde réel vont tenter de ramener un membre de leur famille qui a été enlevé et qui erre dans un monde parallèle bien plus obscur. Les moyens de communications entre les personnages du monde matériel et celui qui a été enlevé sont similaires dans les deux œuvres puisqu'il utilisent des appareils "high tech" comme les radio, les talkie-walkie...

Alors finalement, on en pense quoi de Stranger Things ?

Dans l'ensemble, je dirais qu'il s'agit là d'une très bonne série. Le format en 8 épisodes est tout simplement PARFAIT. Le fait qu'elle arrive en été rajoute un peu de charme, je ne saurais pas expliquer pourquoi mais elle semble être là vraiment au bon moment. Dans la forme vraiment très bien foutue, c'est dans le fond qu'elle pêche parfois à mon sens puisque tous les éléments de son intrigue sont repris d’œuvres déjà existantes. C'est bien simple : TOUT dans Stranger things a déjà été vu et à aucun moment le spectateur adulte n'est surpris. Je sais qu'il est difficile à notre époque de pondre des nouveaux concepts tant tout semble avoir été déjà fait mais puisque par exemple les Japonais arrivent à toujours nous surprendre avec leurs séries d'animation,  pourquoi n'en est-il pas de même avec les séries US ? Les enjeux sont probablement trop importants, et malheureusement Stranger Things soufre un peu du même symptôme que l'épisode 7 de Star Wars : Aucune prise de risque dans une recette finement étudiée et destinée à servir au public visé exactement ce qu'il attend. Malgré cela, l'expérience reste agréable et tout à fait recommandable. Vivement la saison 2 avec j'espère un peu plus d'originalité ! 


lundi 18 juillet 2016

Heure du dodo





Smile Precure / Glitter Force



En ce moment, mes filles sont à donf sur Smile Precure qu'elles ont découvert sur Netflix sous sa forme occidentalisée appelée "Glitter Force". Comme l’arrivée d'un nouveau dessin animé Japonais à la maison est toujours un événement remarquable, j'ai décidé de vous en parler vite fait ici.



Smile Precure, c'est quoi donc ?




Smile Precure est une série d'animation japonaise produite par la Toei. C'est en fait une des séries qui font partie de la grande saga PRETTY CURE. En gros, c'est une série de groupe de Magical Girls à la "Sailor Moon". Ce qu'il faut savoir, c'est que c'est très très bien fait et que ça vaut franchement le coup. Et comme c'est une super série avec beaucoup de fans, le curieux choix de Netflix d'avoir confié la localisation à Saban fait beaucoup de vagues sur le net. En effet, la série "Glitter Force" à laquelle nous avons droit a beaucoup de différences avec la série originale "Smile Precure". Voyons tout ça en détails :

Changement de noms

Les noms des personnages ont tous été revus, comme à la grande époque de la 5 et de AB production.Ainsi, dans Glitter Force :

- Hoshizora Miyuki devient Emily / Glitter Lucky
- Hino Akane devient Kelsey / Glitter Sunny
- Kise Yayoi devient Lily / Glitter Peace
- Midorikawa Nao devient April / Glitter Spring
- Aoki Reika devient Chloé  / Glitter Breeze

Si c'était une pratique très courante dans les années 90, il est vrai que depuis un moment déjà les noms des personnages restent inchangés dans les localisations de dessins animés Japonais. Je comprends que les plus jeunes soient choqués, mais honnêtement j'ai passé ma jeunesse à bouffer du "Nikki Larson" pour Ryo Saeba, du "Rick Hunter" à la place de "Hikaru Ichijô" ou encore du "Olivier Atton" pour "Tsubasa Ōzora". Bref, ça ne m'a pas empêché de profiter de tous ces classiques avec le confort de la traduction.


Changement d' OST

Bon ok, ils ont changé les chansons de Jpop pour de la pop US. Là encore, on a connu ça à notre époque avec... toutes les séries qu'on a découvert via la TV Française : les chansons de Creamy, les chansons de Minmey... tout était doublé et réécrit pour la localisation. Même si je ne doute pas que les originales sont beaucoup mieux (surtout pour les fans de Jpop), les versions US de Saban ne sont pas si mal. Enfin en tous cas, mes filles adorent. Si vous voulez juger par vous même, voilà la version Japonaise qui tue la gueule ("SMILE SMILE !"):



Et la version US/EUR, que je trouve franchement pas trop mal (voir carrément bien) :



Finalement, c'est bien ou pas ?

Honnêtement, je n'ai pas regardé la version originale Smile Precure. J'ai découvert avec intérêt la licence grâce à la version Glitter Force que mes filles ont trouvé en fouillant sur leur interface Netflix. J'imagine qu'il y a pas mal de différences entre les deux versions :dans le ton, l'ambiance, les références culturelles... Alors certes pour les fans ça n'est pas très cool, mais il faut bien penser que Glitter force s'adresse aux enfants. Et les enfant, ça ne regarde pas de dessins animés en Japonais et ça aime bien pouvoir retenir les prénoms de ses héros. Le produit garde sa qualité (qui vaut franchement le coup d'oeil) et je suis vraiment ravi que mes filles intéressent à cette série plutôt qu'à des trucs du style Barbie ou les winx. Malgré les décisions un peu old school de la localisation, pensez qu'elles permettent aux jeunes enfants de découvrir en douceur le monde de l'animation Japonaise. Franchement, est ce que j'aurais un jour découvert Macross sans avoir eu Robotech quand j'étais gamin ? Pas sûr. Et puis une fois de plus, cette localisation ne m'a pas l'air si mal faite. Souvenez vous que quand nous étions gamins, les scénarios des séries étaient carrément changés ! Les morts dans Candy Candy ne mourraient pas mais "partaient à l'étranger", la diffusion de "mon très cher frère" a du être stoppée parce que la localisation n'arrivait plus à se sortir des paradoxes de scénario générés par la censure...
Notez tout de même que la série disponible sur Netflix ne propose que ce qui semble être le premier arc, puisque la série originale compte 48 épisodes. Il existe même un film : espérons que Netflix propose bientôt tout ça en VF pour que mes filles puissent suivre la suite de l'histoire, si possible avec une adaptation un peu plus respectueuse :p !



samedi 16 juillet 2016

Papas blogueurs : ma sélection pour l'été 2016

Comme tous les ans, voilà venir ma petite sélection de papas blogueurs à suivre cet été. Pour la petite histoire, j'avais commencé à faire ça il y a quelques années pour palier un peu à la baisse de publications pendant la période estivale : vu qu'on a moins de trucs à lire sur les blogs que l'on suit, c'est le moment idéal pour en découvrir de nouveaux ! L'exercice est de plus en plus difficile année après année parce que le nombre de blogs de papas est en forte croissance (pas exponentielle, mais on y arrive presque ). Le paysage des blogs de mamans est ultra saturé, et il me semble que celui des papas est en train de suivre le même chemin. J'avoue que si je pouvais à une époque suivre l'actualité de tous les blogs de papas, je n'ai maintenant clairement plus le temps de tout connaitre tellement l'offre est énorme. Enfin, quoi qu'il en soit, j'essaie toujours de mettre de côté et de suivre ceux qui semblent sortir du lot lorsque je croise un partage sur un réseau social. Comme d'habitude, je commence par les nouveaux, allons y, c'est parti pour la liste !

Mon Papa


On commence par le blog monpapa.fr du très sympathique Pierre. L'auteur de ce blog est directeur d'un centre de loisirs, il a en plus deux filles et il connait donc bien son sujet. Son blog est en général plutôt dessiné, mais il fait aussi de très chouettes vidéos qui sont franchement bien foutues. Tout est en général bien soigné, on sent qu'il passe beaucoup de temps sur ses publications et qu'il est passionné par le blogging, dans le bon sens du terme. En effet, on voit vraiment qu'il prend plaisir à échanger avec ses lecteurs, à partager ses expériences et à peaufiner son blog pour en faire quelque chose de bien. Il poste en général une fois par jour, le matin, ce qui n'est pas rien quand on sait le temps que prend la réalisation d'un dessin. Surtout qu'il les fait tous de façon traditionnelle, à l'aquarelle ! Un choix curieux qui participe à la personnalité de ce blog authentique, sympathique, et probablement destiné à un bel avenir.



Don't Worry Be Daddy




Je suis Don't Worry Be Daddy depuis un petit moment maintenant, et il y a plusieurs aspects de ce blogueur qui ont fait qu'il a su éveiller ma curiosité. Déjà, il a 3 enfants, comme moi : une aînée qui a été suivie depuis peu par des jumeaux (et oui, comme chez nous). Entre sa famille, ses passions (je vous en reparle plus bas en détails mais il fait de la broderie) et son métier (il est moniteur d'auto-école) Stéphane a vraiment beaucoup de trucs à raconter, même si il ne dort pas beaucoup. Si vous allez faire un tour chez lui, vous remarquerez qu'un sujet revient assez régulièrement : Le point de croix. En effet, ce papa est passionné de broderie aux points de croix. Il ne manque donc pas une occasion de nous montrer ses dernières réalisations, ou de partager avec nous ses échanges épistolaires avec la maison du canevas et de la broderie.


Dad 3.0


Dad 3.0 est un blog qui mériterait vraiment d'être beaucoup plus connu. Darko Stankovski, son auteur, est  un passionné de photo, il est aussi le seul vrai AFOL à ma connaissance dans la blogosphère papas (avec Paf le Paf dans une moindre mesure). Les sujets qu'il aborde sont variés et ses articles sont toujours bien documentés et approfondis. Le côté "papa" peut être à première vu difficile à cerner parce qu'il ne parle jamais de puériculture mais ses billets sont en général souvent orientés loisirs que l'on peut partager avec ses enfants. Enfin, de mon côté c'est comme ça que je le vois.  En bref, un blog vraiment bien écrit, avec des sujets intéressants et originaux puisque totalement en dehors du circuit blogosphérique traditionnel. 



PAF LE PAF


Bon, lui je vous en ai déjà parlé parce que je l'aime bien, ce PAF le PAF. 
Le blog de Paf le paf est une blog tenu par un ex-père au foyer parisien un peu écolo sur les bords, qui est maintenant un working man pas du tout parisien mais toujours écolo. Il vous parlera de tas de trucs bios, équitables ou autres. Pas très agressif dans sa communication, il arrive pourtant au fil des années à se forger un lectorat solide grâce à ses publications de qualité. 

C'est largement un des meilleurs, si vous ne le suivez pas encore, faites le vraiment parce qu'avec sa nouvelle vie de travailleur il va vraiment avoir besoin de motivation pour continuer à écrire sur le blog !



Le blog de Papa Hérisson


En voilà encore un qui sort du lot. Le blog de papa hérisson est un blog de passionné plein de personnalité. J'aime bien le lire parce qu'il est complètement inconscient : encore un type qui se fiche pas mal de la cible, de son audience ou je ne sais quoi d'autres. Chez Papa hérisson, pas de marketing, il raconte tout ce qui lui passe par la tête. Et de façon très détaillée et documentée. Avec lui, on se croirait sur l'internet d'il y a 5 ans, quand on pouvait raconter ce qu'on voulait et que les clics et le SEO importaient peu. 



Le blog de Papa Lion


Papalion, le papa instituteur,  est incroyable: il écrit toujours super bien, et il tient sur la durée avec la même qualité d'écriture. Bon, il faut avouer que ces derniers temps il publie un peu moins souvent mais au moins on peut dire que si vous décidez de le suivre, ça ne vous prendra pas trop de temps ! Quoi qu'il en soit, chacune de ses publications est de très très grande qualité et c'est toujours mieux que de la mauvaise quantité, pas vrai ? Il faut faire un petit effort de lecture pour rentrer dans son univers mais une fois dedans difficile de lâcher prise. En plus il est très drôle, ce Papalion !





MON PAPA EST UN GEEK

Mon papa est un geek est un blog qui, comme son nom l'indique, parle beaucoup de culture pop : cinéma, jeux vidéos, BD... Bon vous avez compris le concept. Dernièrement on a pas mal entendu parler de lui parce que son auteur, Nicolas, est allé un peu plus loin dans son concept en publiant un livre que j'ai eu l'honneur d'illustrer. Je valide donc sans retenue, vous pouvez y aller !




Notez que son blog est actif mais n'est pas super souvent mis à jour, donc vous pouvez vous abonner il ne vous spammera pas :p . 


Till the cat



Je ne vais pas vous présenter Till The Cat, le papa blogueur Francophone le plus célèbre. Son blog est un des plus anciens (voir le plus ancien) blogs de papa, et sa qualité n'est plus à prouver. Depuis des années le blog est tenu à jour par l'excellent Benjamin qui a su au fil du temps lui apporter toujours plus de qualité.
Son blog est très varié, vous y trouverez des articles sur la parentalité, des recettes de cuisine, des sujets d'actualité, des DIY... Benjamin est un gars très doué qui en plus touche un peu à tout : Je suis bluffé par le soin qu'il porte à ses vidéos. Vraiment très bien fait, ce blog est un incontournable !




  


Bon voilà pour la liste de l'été 2016. Comme je vous l'ai dit en introduction, il y a maintenant vraiment beaucoup de blogs de papas et il est impossible de lister ici tous ceux que j'aime beaucoup (j'en aurais pour la nuit à tout rédiger). Milles excuses donc aux oubliés (et je suis sûr que j'en oublie) mais si vous avez le temps allez donc traîner chez Papa Online, Desperate houseman, Daddy Gamer Chief, Voilà papa, Pap'à la maison ou encore papa a quoi tu jouesEt n'hésitez pas à m'en faire découvrir de nouveaux en commentaires !

lundi 11 juillet 2016

Makoto Shinkai

Comme promis, après vous avoir parlé de Mamoru Hosoda voilà un article pour vous présenter Makoto Shinkai. Une fois de plus, je m'excuse à l'avance auprès des fans d'animations pour le ton de cet article qui s'adresse bien entendu aux novices afin de leur faire connaitre l'oeuvre de Makoto Shinkai. Tout comme Miyazaki, Takahata, Otomo, Oshii, Hosoda ou plein d'autres, l'oeuvre de Makoto Shinkai est d'ors et déjà incontournable. Les titres remarquables de sa production sont pour l'instant au nombre de 4 (on attend le 5eme pour cet été), nous allons donc les ici. Ils sont tous facilement disponibles en France puisqu'ils sont distribués en DVD et en Blu Ray (presque tous par l'éditeur Kaze, qui est décidément toujours dans les bons plans.)




Makoto Shinkai est clairement l'un des plus grands réalisateurs de dessins animés de notre époque. Il suffit de voir quelques secondes de n'importe lequel des titres qu'il a signé pour comprendre que ses films sont ciselés comme des joyaux : Décors absolument sublimes, musiques très travaillées, personnages impeccables. Le visuel est probablement l'aspect qui frappe le plus dans ses productions, et il frappe très fort : impossible de ne pas s’émerveiller devant la subtilité des teintes, l'ambiance et les détails en pagaille des décors des titres de Makoto Shinkai. Si vous êtes particulièrement sensible au graphisme, vous devez absolument voir sa filmographie.


Voyage vers Agartha (2011)





Voyage vers Agartha n'est pas le premier film de Maoto Shinkai mais je commence l'article par celui ci parce que c'est à mon avis le plus abordable de sa filmographie.  Makoto Shinkai a écrit le scénario de ce film pendant une année qu'il a passé à Londres : je ne sais pas si cet éloignement l'a inspiré mais c'est le film le moins marqué par la culture Japonaise de toute son oeuvre. L'histoire, purement fantastique, nous invite à un voyage de deux heures dans un monde imaginaire qui va toutefois nous rappeler certaines ambiances que nous avons déjà connu auparavant.




En effet, l'ambiance de ce film est très très proche de la mythologie d'autres œuvres très connues comme Shadow of the colossus, ICO ou encore Nausicaä et Laputa. On y retrouve de nombreuses similitudes visuelles, qu'il serait impossible de lister ici tant elles sont nombreuses. Le look des gardiens d'Agartha fait immédiatement penser aux créatures du manga Nausicaä, aux monstres de Mononoke Hime aux colosses de Shadow of the colossus ou encore aux gardiens de Laputa. L'architecture d'Agartha, composé de beaucoup de ruines, fait penser aux décors de ICO, et surtout à la cité volante Laputa.



On sent bien que Makoto Shinkai est un enfant de cette culture, un peu comme tous les gens de cette génération et c'est donc avec plaisir que l'on découvre le résultat de cette influence sur les créatifs d'aujourd'hui. Techniquement et artistiquement, le film est tout simplement parfait : le domaine de l'animation japonaise est en constante progression et c'est un des rares centres d’intérêts que je garde de mon enfance sans avoir à répéter constamment "c'était mieux avant". Makoto Shinkai a en effet réussi à assimiler les possibilité données par les nouveaux outils numériques sans pour autant sacrifier l'aspect visuel et artistique à la 3D sans âme. Nous sommes bien face à un vrai dessin animé d'une beauté déconcertante.



Notez que l'édition Blu Ray éditée par Kaze propose, en plus d'un qualité d'image extraordinaire largement apréciable pour ce type de films,  un super making-off de 45mn qui vous apprendra de nombreuses choses sur la génèse de ce superbe film.
Au niveau de l'âge, mes filles de 6 ans ont adoré le film sans retenue, ma grande de 8 ans a elle aussi beaucoup aimé mais m'a assommé de questions très précises pendant la projection. Le soucis c'est qu'il est difficile de donner des réponses concrètes quand on est dans le domaine de la poésie et du ressenti. Curieusement, je dirais donc que le film est plus facile à voir quand on a 6 ans que 8 ans ! Mis à part ce détail, le film est à mon sens tout public et à part quelques monstres et un peu de sang il n'y a pas grand chose de choquant.


The Garden of Words (2013)

Probablement le plus beau film de Makoto Shinkai, The Garden of words est un moyen métrage (moins d'une heure) de très très grande qualité.

De tous les titres de Makoto Shinkai, celui ci est mon préféré. Histoire de ne pas tourner autour du pot pendant des heures, annonçons la couleur tout de suite : ce film bénéficie d'une réalisation absolument extraordinaire, comme on en voit rarement. C'est, de loin, le film le plus abouti visuellement de Makoto Shinkai. Même si vous êtes habitué(e) à voir des animes de grande qualité, ce titre va vous mettre "sur le cul" (comme disent les jeunes). Les décors sont magnifiques, les musiques sont parfaites, l'animation est superbe et, fait assez rare pour le signaler, le character-design est vraiment sympa ! C'est à mon sens clairement le point faible de makoto Shinkai qui a pour habitude d'opter pour un style très classique et clairement par inoubliable pour ses personnages : dans The garden of words, ils sont vraiment très très chouettes.


Les effets spéciaux comme la pluie, la lumière, le flou de la profondeur de champs,  les reflets sur le sol, les déformations sur les décors animé... tous ces éléments sont traités numériquement grâce à l'outil informatique et pourtant le rendu est incroyablement cohérent et de bon goût. On peut dire que le dessin traditionnel et la technologie numérique cohabitent ensemble en parfaite harmonie, dans le but commun d'obtenir un résultat visuel vraiment époustouflant.


Au niveau de l'histoire, on reste dans l'esprit de Makoto Shinkai : C'est lent, poétique et pas forcément super travaillé. Mais bon, vu le format de 45 minutes et l'aspect visuel ahurissant, ça passe sans problèmes surtout que le scénario est tout de même sympathique.


Un film à voir absolument, en blu-ray de préférence parce que les conditions de visionnage participent grandement à l'expérience du spectateur dans ce film ou l'aspect graphique est poussé à un niveau difficilement imaginable.



5 centimètres par seconde (2007)

5 centimètres par seconde n'est pas vraiment un long métrage puisque c'est en fait un recueil de 3 courts métrages de 20 minutes. Je trouve ce format vraiment agréable, et finalement c'est peut être celui qui se prête le mieux au style si particulier de Makoto Shinkai. Ces trois court métrages sont liés par leur personnage principal Takaki que l'ont suit dans trois différentes époques de sa vie.


Comme d'habitude chez makoto Shinkai, le rythme est lent, même très lent. C'est bien pour ça que le format de ce 5 centimètres par seconde est si intéressant : 3 parties de 20 minutes, c'est parfait.
Au niveau de l'histoire et des personnages, on pourrait trouver ça un peu brave tant les personnages sont parfois niais et mièvres. Mais Makoto Shinkai arrive à faire passer la pilule avec la poésie si caractéristique de ses films, encore une fois présente dans ce 5 centimètres par seconde.


Au niveau de la réalisation, c'est encore une fois merveilleux. Les décors sont sublimes, et les personnages, bien que le character design soit très classique, s'y intègrent harmonieusement.


Si vous découvrez Makoto Shinkai, je vous conseille de commencer par Voyage vers Agartha et The Garden of Words. Vous pourrez ensuite découvrir ce 5 centimètres par seconde un peu moins accessible mais incontournable pour les fans du réalisateur.

La Tour au-delà des nuages(2004)


La tour au-delà des nuages est un film de SF au scénario un peu confus. C'est en quelques sorte le premier grand film d'auteur de Makoto Shinkai : On y retrouve déjà toutes les qualités de réalisation qui font sa marque de fabrique. Les décors par exemple sont magnifiques, et au delà du travail de documentation qui a permis de les rendre terriblement réalistes ils sont surtout remarquables par leur traitement et les teintes qui les rendent étrangement poétiques. Notez aussi que l'OST est d'un très bon niveau.


Le scénario peu paraître simple mais le rythme très lent et plusieurs zones d'ombres inexpliquées empêchent à mon sens ce film de se hisser au rang de chef d'oeuvre. Pour résumer sans spoiler, on y suit dans une réalité alternative l'histoire de deux garçons passionnés d'aéronautique qui construisent un avion destiné à détruire une tour construite par une nation mystérieuse dont personne ne connait l'utilité (Et oui)



Si on met de côté la trame de fond SF, ce film parle surtout des sentiments d'amitié et d'amour au sein du trio de personnages principaux : Les deux amis et leur copine Sayuri. La tour au-delà des nuages  est un film plutôt contemplatif, qu'il faut apprécier sans trop chercher à expliquer le scénario dans les détails.

Comment voir les films de Makoto Shinkai ?

On a du bol, ils sont tous édités en France Officiellement. Il y a de très belles éditions blu-ray disponibles chez Kaze, je vous conseille de choisir ce format plutôt que des dvds pour ces films ou l'aspect visuel est d'une importance capitale.

Voyage vers Agartha est disponible en version collector avec le combo Blu ray + dvd et un manga et en édition normale bluray. Nous avons la normale, elle est très bien et il y a un chouette reportage sur la genèse du film dessus.  Bien entendu, il existe aussi en DVD.

Garden Of words dispose d'une édition collector incroyable avec le manga, le roman, le dvd et le bluray. J'aurais bien aimé avoir celle là, mais ça prend quand même pas mal de place tout ça ! Celle avec uniquement le blu ray + DVD est plus petite :p Il y a aussi une édition normale, (celle que nous avons). 

Le prochain film de Makoto Shinkai.



Notez que le prochain film de Makoto Shinkai, "Kimi no na wa" sortira au Japon le 26 aout 2016. Je n'ai aucune idée de quand il sortira en France mais une chose est sûre : j'ai drôlement hâte de le voir ! Voilà la bande annonce pour patienter un peu :



dimanche 10 juillet 2016

Pronostics

Vu que je n'y connais pas grand chose en foot, je vous propose de retranscrire ici les pronostics d'un des enfants du club de foot de ma ville. Au moins, c'est clair et ça ne tourne pas autour du pot !